La liberté de traduction menacée en Iran

Poétesse iranienne, Sepideh Jodeyri a traduit sous sa plume des poèmes Edgar Allan Poe ou Jorge Luis Borges pour n’en citer que quelques uns.

Lauréate du prix Khorshid, qui consacre le meilleur ouvrage de poésie écrit par une iranienne, elle est aujourd’hui la cible de condamnations émanant des autorités religieuses. Son crime ? Avoir traduit la BD
LE BLEU EST UNE COULEUR CHAUDE de Julie Maroh en persan. C’est cette fameuse BD qui a inspiré le film La Vie d’Adèle.

Or, en Iran, l’homosexualité est considérée comme illégale et est passible de la peine de mort. Le lynchage médiatique dont est victime Sepideh Jodeyri depuis la parution du livre, édité d’abord par une maison parisienne, s’est déchaîne lorsqu’un éditeur de Téhéran a pris en charge la commercialisation de l’ouvrage traduit. L’éditeur, la traductrice, le Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique (qui a participé au financement des événements) et le Directeur du Musée qui faisait la promotion du recueil de poésie (licencié depuis) sont désormais dans le collimateur des médias conservateurs religieux.

Je vous laisse découvrir la tribune dédiée de Julie Maroh sur son blog : http://www.juliemaroh.com/2015/02/11/soutien-a-sepideh-jodeyri/

Parce que c’est une consœur, mais aussi parce que nous nous sommes tous levés pour la liberté de Presse, soutien à Sepideh Jodeyri.

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