Archive for the ‘Le pourquoi du comment’ Category

Microsoft : outil de traduction collaboratif pour Wikipédia

Microsoft Research propose une version bêta de WikiBhasha, un outil pour permettre aux contributeurs de Wikipédia de travailler collectivement sur la traduction d’articles.

Proposé sous licence libre Apache Licence 2.0, WikiBhasha est un outil de traduction (automatique, évidemment) pour Wikipédia à mettre à l’actif de Microsoft Research. WikiBhasha permet aux utilisateurs Wikipédia de prendre un article dans l’encyclopédie libre, et de travailler de manière collective à sa traduction ou à l’amélioration de sa traduction.

Pour l’heure en version bêta, WikiBhasha est disponible en tant qu’extension open source de MediaWiki et comme gadget utilisateur dans Wikipédia. De manière encore plus simple, un bookmarklet peut être utilisé dans Internet Explorer ou Firefox, avec un hébergement sur la plateforme Windows Azure.

Dans la pratique, avec ce bookmarklet, l’utilisateur choisit un article à traduire et invoque le bookmarklet depuis ses marque-pages. Une fenêtre s’ouvre avec le choix dans la langue de traduction. S’il décide d’améliorer une traduction, il est redirigé vers l’article traduit. Il faut alors une nouvelle fois cliquer sur le bookmarklet pour voir apparaître l’environnement de traduction qui tire parti de la machine de traduction de Microsoft.

La vidéo http://www.youtube.com/watch?v=6M-8frKFhyw explique les bases de l’utilisation de WikiBhasha.

La bêta est annoncée fonctionnelle avec Internet Explorer 7-8 et Firefox 3.5 ( minimum ) sous Windows ( XP, Vista et 7 ), et Fx 3.5 sous Fedora 11 et 12.

Responsable technique de la Wikimedia Foundation, Danese Cooper estime que Microsoft Research a fait un travail intéressant avec WikiBhasha et se réjouit que le code du client soit open source.

Google s’implique également dans la traduction de Wikipédia. Cet été, la firme de Mountain View a rappelé travailler avec des volontaires sur la traduction d’articles en arabe, hindi et swahili. Une opération qui du même coup permet à Google d’améliorer sa machine de traduction

Source : http://www.generation-nt.com/wikipedia-traduction-microsoft-wikibhasha-actualite-1102171.html

Google va traduire les brevets déposés en Europe

30/11 – 10h06

Le géant américain de l’internet Google a signé un accord avec l’Office européen des brevets en vertu duquel il va traduire, grâce à son logiciel de traduction automatique, les demandes et les délivrances de brevets dans 38 pays européens.

“La collaboration a pour but d’offrir des traductions plus rapides et moins chères pour les entreprises, inventeurs et scientifiques”, ont indiqué Google et l’Office européen des brevets (OEB) dans un communiqué.

A l’heure actuelle, une demande de brevet doit être rédigée en anglais, français ou allemand, l’une des trois langues officielles de l’OEB.

Une fois qu’il a été accordé, ses détenteurs “doivent ensuite prendre à leur charge la traduction du brevet dans les langues de tous les pays dans lequel il devra s’appliquer”, explique le communiqué.

Cette procédure, coûteuse et complexe, “signifie que nombre de brevets européens ne sont pas disponibles dans toutes les langues européennes” et ne s’appliquent pas forcément dans les 38 Etats membres de l’OEB, poursuit-il.

Ce partenariat prévoit que Google pourra accéder au 1,5 million de documents –souvent extrêmement techniques– déjà traduits par l’OEB, ce qui lui permettra “d’optimiser sa technologie de traduction automatisée”, selon le communiqué.

A cela s’ajoutent les quelque 50.000 nouveaux brevets accordés par l’OEB chaque année, et dont la traduction se fera en partie avec l’aide de Google. Aucun détail financier de l’accord n’a été divulgué.

Le groupe américain offrira aussi une traduction à partir des langues asiatiques. “Faciliter l’accès aux volumes d’informations technologiques publiées en japonais, chinois et coréen, qui sont en croissance rapide, constitue l’un des défis majeurs pour le système mondial de brevets”, selon Google et l’OEB.

Source : http://www.strategies.fr/afp/20101130100616/google-va-traduire-les-brevets-deposes-en-europe.html

Une Anglaise migraineuse se réveille avec un accent français

Article original sur The Guardian : http://www.guardian.co.uk/uk/2010/sep/14/woman-awoke-migraine-french-accent – récupéré sur Slate http://www.slate.fr/lien/27365/anglaise-reveille-accent-francais-syndrome

Quand Kay Russell, une Britannique de 49 ans, s’est réveillée un matin de janvier 2010, quelque chose en elle avait changé: cette cadre commerciale à l’accent du Gloucestershire bien marqué, parlait désormais la langue de Shakespeare avec un accent français, elle qui n’a mis les pieds que deux fois en France.

Kay Russell explique au Guardian comment elle a eu l’impression de perdre une partie d’elle-même après que les médecins ont diagnostiqué un syndrome de l’accent étranger, une maladie extrêmement rare qui peut survenir après des blessures graves au cerveau.

Kay Russell confie que des amis qu’elle connaissait depuis des années ne la reconnaissaient plus au téléphone et qu’elle avait du mal à convaincre des personnes qu’elle ne connaissait pas qu’elle était anglaise. «On perd son identité et beaucoup d’autres choses. J’ai l’impression d’apparaître comme une personne différente», explique celle qui a perdu toute confiance en elle et a même dû renoncer à son travail. Pour se rendre compte du changement, BBC News propose une vidéo où Russel est interviewée, et où l’on peut également l’entendre avant son changement d’accent.

Seulement 60 cas du syndrome de l’accent étranger ont été avérés depuis 1941. Un des derniers cas en date était celui d’une autre Britannique, Sarah Colwill, qui avait perdu son accent de Plymouth et commencé à parler avec un accent chinois en avril dernier.

Le professeur Nick Miller, spécialiste de la maladie à l’université de Newcastle, décrit le syndrome ainsi:

«Beaucoup de personnes souffrant du syndrome de l’accent étranger parlent de la perte de leur ancien accent ou langage comme un deuil et comme s’ils avaient perdu une partie d’eux-mêmes. Ils disent qu’une partie de leur personnalité est morte ou perdue.»

L’AFP explique que la maladie est «en réalité un trouble du langage, et c’est la personne qui les écoute qui projette un accent sur ces changements d’élocution. […] Le syndrome correspond à des dégâts dans certaines parties du cerveau liées au langage, après une attaque cérébrale, par exemple, ou un choc à la tête.»

Le site du magazine Sciences Humaines rapporte que l’étude de ce syndrome a récemment connu une petite révolution quand «le chercheur belge Peter Mariën et son équipe ont découvert deux cas de syndrome d’accent étranger “développementaux”: ces patients semblent présenter cette pathologie depuis leur petite enfance, sans avoir jamais eu de traumatisme crânien, de séquelles postopératoires, ni de maladie psychiatrique qui pourraient expliquer la maladie».

Le génome du diamant mandarin révèle certains secrets de l’apprentissage du langage

Un article du Nouvel obs en ligne a particulièrement attiré mon attention sur l’apprentissage des mots en se basant sur un oiseau qui reproduit les sons de ses parents.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100416.FAP8844/le-genome-du-diamant-mandarin-revele-certains-secrets-de-l-apprentissage-du-langage.html

SAINT-LOUIS, Missouri (AP) — Le séquençage du génome du diamant mandarin, un oiseau vivant pour l’essentiel en Australie, pourrait permettre de comprendre la façon dont les êtres humains apprennent le langage, ainsi que la façon dont des maladies, telle que l’autisme, peuvent l’entraver.

La revue américaine “Nature” a publié au début du mois les conclusions des travaux de séquençage menés par une équipe internationale de scientifiques. Grâce à eux, “nous pouvons aller voir au coeur du génome, non plus uniquement les gènes impliqués dans l’apprentissage vocal, mais également les voies complexes par lesquelles ils sont régulés”, explique Richard Wilson, auteur principal de l’étude et directeur du Centre sur le génome de l’Université de Washington.

Selon lui, “ces informations donnent des indices sur la façon dont l’apprentissage vocal a lieu au niveau moléculaire le plus basique chez les oiseaux et les humains”.

L’équipe a sélectionné le diamant mandarin parce qu’il est parmi les rares oiseaux à apprendre à chanter comme les êtres humains. Petit, le diamant mandarin “babille” seul, puis il finit par apprendre à imiter son père. Par comparaison, un poulet, seul autre oiseau dont le génome a également été séquencé, sait d’instinct comment caqueter. Les autres animaux n’apprennent pas cette forme de communication.

Le diamant mandarin est l’organisme d’étude-type car les oiseaux apprennent, de façon prévisible, à chanter en un court laps de temps, mais également parce que beaucoup de leurs gènes sont présents chez les êtres humains, estime Wes Warren, professeur de recherche génétique à l’Université de Washington qui a participé à ce projet.

“Il existe un parallèle, au niveau du développement fonctionnel, entre la façon dont un oiseau apprend à chanter et dont un être humain apprend à parler”, a commenté David Clayton, professeur en neurosciences à l’Université de l’Illinois et membre de l’équipe scientifique qui a proposé ce séquençage. “Le cerveau aviaire est assez différent, dans de menus détails, du cerveau mammifère ou du cerveau humain, mais certains parallèles frappants ont été mis en lumière”.

Lorsque le diamant mandarin entend son père chanter pour la première fois, ces simples mélodies activent de vastes réseaux complexes de gènes dans le cerveau de l’oiseau.

Des études antérieures avaient déjà révélé que des centaines de gènes s’allument dans le cerveau du diamant mandarin quand l’oiseau apprend un nouvel air. Cette nouvelle recherche a permis de démontrer qu’environ 800 gènes sont mobilisés par le chant.

L’une des découvertes surprenantes de ce projet concerne le processus génétique déclenché par le chant de l’oiseau. Les gènes ayant été activés par le chant ont produit de l’acide ribonucléique (ARN) “non-codant”. Un corpus de plus en plus important d’études scientifiques démontre que les ARN non-codants sont des molécules régulatrices importantes.

“Puisque l’apprentissage vocal se retrouve dans les organismes les plus complexes, les ARN non-codants pourraient être un élément moteur dans ce phénomène”, estime le Pr Warren. “C’est tout simplement incroyable de savoir que lorsque le diamant mandarin entend un air, il y a toujours un gène qui correspond dans le cerveau”, a-t-il ajouté. “A l’évidence, ce devrait être encore plus complexe chez les êtres humains”.

Cette étude va permettre aux scientifiques d’entreprendre de nouvelles recherches pour identifier des séquences génétiques dans le cerveau du diamant mandarin et voir si l’une d’elles est interrompue chez les personnes souffrant de troubles du langage, causés par le bégaiement ou des maladies comme l’autisme ou la maladie de Parkinson, d’après Wes Warren. AP

It depends on the context

Merci à Cécile :)

Procédures traducteurs et interprètes juridiques

Code de procédure pénale

Partie réglementaire – décrets en conseil d’etat

Livre V : des procédures d’exécution.

Titre X : des frais de justice

Chapitre II : tarif des frais

Section 2 : honoraires et indemnités des experts, des interprètes et des personnes chargées des enquêtes sociales et de personnalité

Paragraphe 3 : Des interprètes traducteurs

Version en vigueur au 3 mars 2010

Article R122

Les traductions par écrit sont payées à la page de texte en français. Cette page compte 250 mots.

Les traductions par oral sont payées à l’heure de présence dès que l’interprète est mis à disposition du procureur de la République, des officiers de police judiciaire ou de leurs auxiliaires, des juges d’instruction ou des juridictions répressives. Toute heure commencée est due dans sa totalité.

Le tarif de la première heure de traduction est majoré.

Le tarif de l’heure des traductions par oral fait l’objet de majorations quand ces dernières sont effectuées durant la nuit, le samedi et le dimanche et les jours fériés.

Un arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre chargé du budget fixe le tarif des traductions par oral et par écrit et de leurs majorations.

Les interprètes traducteurs ont droit aux indemnités de voyage et de séjour prévues aux articles R. 110 et R. 111.

Les noms et prénoms ne se traduisent pas

C’est une question à laquelle se trouvent confrontés nombres d’étudiants en traduction. Alors certes, mettre Pierre à la place de Pieter ou Pedro, ça fait bien mais déjà ça ne reflète pas la nationalité de la personne car cela peut nous donner un indice (rares sont les Pedro suédois, même s’il doit y en avoir) et donc nous aider à mieux comprendre le texte et/ ou une coutume que nous n’avons pas forcément et surtout ça permet de ne pas se trouver face à des situations quelques peu pénibles. Si pour Pedro, il existe un équivalent, comment allez-vous traduire Pilar en français ?

De même que Pascal Obispo ou Julio Iglesias traduit, ça le fait nettement moins !!!

Une petite anecdote qui m’a fait beaucoup rire, pour illustrer mes propos.

« Aujourd’hui, j’avais une réunion avec des clients de nombreux pays différents et tout le monde devait donc parler anglais. Au moment de présenter mon patron, M. Gateau, je sors : “..and this is my boss, Mr. Cake.” »

vu sur :  www.viedemerde.fr

Le logo Tradeona

Outre le fait qu’il est particulierement réussi (et je ne dis pas ça parce que c’est une création de mon compagnon et de moi), ce logo représente réellement mon activité.

Les couleurs du logo reprennent la charte graphique du site, bleu, blanc et gris. Les deux points gris en haut à gauche représentent le début d’un discours dans la graphie française (et autres langues d’ailleurs). Ils indiquent la prise de parole, le début d’une énonciation, une mise en relief d’un élément de la phrase ou encore ils créent un lien logique.

Entre ces deux-points gris, se trouve un point blanc, le “point final” comme on dit lors des dictées. Il a pour but de marquer la fin d’une phrase. Ainsi certains aspects de la ponctuation se retrouvent dans le logo et intègrent la partie “traduction” de l’activité.

L’aspect technique (mise en page, préparation de document…) quant à lui, est représenté par le symbole ON/ OFF présent sur les ordinateurs.

Ainsi le logo représente les deux aspects de mon activité, linguistique et technique.

Qu’en pensez-vous ?

Tradeona… oui mais ça veut dire quoi ?

C’est vrai ça, pourquoi Tradeona, pourquoi ne pas avoir fait comme la plupart des freelances, avoir utilisé mon nom ?

Tout simplement parce que j’avais envie de dissocier ma société de ma “personne”, même s’il y a de moi dans ma société et de ma société en moi.

En fait, je cherchais un nom et je voulais quelque chose qui me ressemble. D’ailleurs, dans mon dossier de créateur d’entreprise, j’ai dû justifier ce choix.

Le “Trad” de Tradeona réfère, comme vous pouvez l’imaginer à Traduction. Comme je suis passionnée de civilisations antiques, notamment romaine et grecque, j’ai apposé Adéona. Adéona est une divinité romaine (du latin adire) qui signifie sur le retour. C’est une déesse invoquée lors des retours de voyage, particuliérement par les enfants qui rentrent au bercail.

De plus, même si ce n’était pas voulu au départ, cela permet de créer le mot “trade” :)

Any comments ?

Pourquoi ce blog “Paroles de traducteur” ?

Je viens de m’installer en tant que freelance, par conséquent j’ai un peu de temps libre et j’avais envie de créer un blog pour échanger avec mes collègues traducteurs et autres professionnels de la traduction. Et ce n’est pas parce qu’on se parle par ordinateurs interposés qu’on ne peut pas avoir de vraies relations !

Aussi loin que je peux remonter, j’ai toujours aimé écrire et c’est ce qui m’a attirée dans la traduction : adapter un texte d’une langue à une autre, en gardant l’âme du texte et le sens que l’auteur a voulu lui donner, sans faire du mot à mot. Déjà petite, je griffonnais les pages de mes cahiers brouillons d’histoire abracadabrantesques, avec des animaux qui parlaient, ou plus tard, à l’époque des livres chair de poule, des histoires qui faisaient peur (enfin, du moins j’essayais de faire peur). Au fil du temps et avec de nombreux voyages, j’ai ouvert mon esprit à d’autres cultures, d’autres langues et j’ai réussi à concilier mes deux amours que sont les langues étrangères et l’écriture en un métier : traductrice.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire mes billets que moi à les écrire.

N’hésitez pas à me contacter pour tout commentaire ou toute question, je serai ravie de vous répondre.