Dissolution de LISA

Le 28 février 2011, l’association LISA (Localization Industry Standards Association) a été déclarée insolvable.
C’est suite à un vote lors de la tenue le 21 avril d’une Assemblée générale extraordinaire qu’a été décidée la dissolution de LISA. Toutes les normes établies par l’association sont donc tombées dans le domaine public.

Les codes ISO des langues


Code à 2 lettres Nom de la langue en français
aa afar
ab abkhaze
ae avestique
af afrikaans
ak akan
am amharique
an aragonais
ar arabe
as assamais
av avar
ay aymara
az azéri
ba bachkir
be biélorusse
bg bulgare
bh bihari
bi bichlamar
bm bambara
bn bengali
bo tibétain
br breton
bs bosniaque
ca catalan
ce tchétchène
ch chamorro
co corse
cr cree
cs tchèque
cu slavon d’église; vieux slave; slavon liturgique; vieux bulgare;
cv tchouvache
cy gallois
da danois
de allemand
dv maldivien
dz dzongkha
ee éwé
el grec moderne (après 1453)
en anglais
eo espéranto
es castillan; espagnol
es espagnol; castillan
et estonien
eu basque
fa persan
ff peul
fi finnois
fj fidjien
fo féroïen
fr français
fy frison
ga irlandais
gd gaélique; gaélique écossais
gl galicien
gn guarani
gu goudjrati
gv mannois; manx
gv manx; mannois
ha haoussa
he hébreu
hi hindi
ho hiri motu
hr croate
ht haïtien; créole haïtien
hu hongrois
hy arménien
hz herero
ia interlingua (langue auxiliaire internationale)
id indonésien
ie interlingue
ig igbo
ii yi de Sichuan
ik inupiaq
io ido
is islandais
it italien
iu inuktitut
ja japonais
jv javanais
ka géorgien
kg kongo
ki kikuyu
kj kwanyama; kuanyama
kk kazakh
kl groenlandais
km khmer
kn kannada
ko coréen
kr kanouri
ks kashmiri
ku kurde
kv komi
kw cornique
ky kirghize
la latin
lb luxembourgeois
lg ganda
li limbourgeois
ln lingala
lo lao
lt lituanien
lu luba-katanga
lv letton
mg malgache
mh marshall
mi maori
mk macédonien
ml malayalam
mn mongol
mo moldave
mr marathe
ms malais
mt maltais
my birman
na nauruan
na nauruan
nb bokmål, norvégien; norvégien bokmål
nd ndébélé du Nord
ne népalais
ng ndonga
nl néerlandais; flamand
nn nynorsk, norvégien; norvégien nynorsk
no norvégien
nr ndébélé du Sud
nv navaho
ny nyanja; chichewa; chewa
oc provençal; occitan (après 1500)
oj ojibwa
om galla
or oriya
os ossète
pa pendjabi
pi pali
pl polonais
ps pachto
pt portugais
qu quechua
rm rhéto-roman
rn rundi
ro roumain
ru russe
rw rwanda
sa sanskrit
sc sarde
sd sindhi
se sami du Nord
sg sango
si singhalais
sk slovaque
sl slovène
sm samoan
sn shona
so somali
sq albanais
sr serbe
ss swati
st sotho du Sud
su soundanais
sv suédois
sw swahili
ta tamoul
te télougou
tg tadjik
th thaï
ti tigrigna
tk turkmène
tl tagalog
tn tswana
to tongan (Îles Tonga)
tr turc
ts tsonga
tt tatar
tw twi
ty tahitien
ug ouïgour
uk ukrainien
ur ourdou
uz ouszbek
ve venda
vi vietnamien
vo volapük
wa wallon
wo wolof
xh xhosa
yi yiddish
yo yoruba
za chuang; zhuang
za zhuang; chuang
zh chinois
zu zoulou

SOURCE : http://www.tradulex.org/

La guerre des mots

Mais de quelle guerre parle-t-on ? Et bien de l’égalité ou plutôt de l’inégalité homme / femme, notamment au niveau linguistique. Car la langue française est une langue relativement machiste. Outre la fameuse règle du « masculin l’emporte » pour les accords, nombre de métiers n’ont pas encore d’équivalents féminins. D’aucuns prétendront que certaines féminisations de métiers rendent le terme « moche » au féminin, mais après-tout, on dit bien un sage-femme pour un homme (ou maïeuticien) et je vois mal un homme exercer le métier de nourrice au sens propre du terme, donc pourquoi ne pas féminiser les noms de métier ?

Je conçois bien qu’à l’époque nul besoin de se poser la question puisque les femmes ne travaillaient pas ou avaient des métiers exclusivement féminins (lavandières…) mais de nos jours, les femmes représentent une importante part du marché du travail.

J’ai découvert aujourd’hui le site de la SIEFAR (Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime) qui propose les noms de métier féminisés tels qu’acceptés dans la langue française, exemples et citations à l’appui.

On préfèrera donc autrice (ou authoresse) à auteure, vous ne direz plus une femme capitaine, mais une capitainesse, une libraire mais une libraresse ou encore une médecin mais une médecienne ( ?).

En passant le correcteur orthographique, Word m’a souligné tous les mots féminisés. Macho mon correcteur ?

je vous laisse donc découvrir ce site, qui a d’ailleurs d’autres ressources culturelles que les mots :

http://www.siefar.org/la-guerre-des-mots/les-mots-de-a-a-z.html?lang=fr&li=art67

Googles propose des « lunettes » traductrices pour Android

Google Goggles, l’application Android au nom drôle pour un anglais et imprononçable pour un francais,est désormais capable de traduction.

C’est la version 1.1 du logiciel de reconnaissance visuelle de Google et elle gère Anglais, Français, Italien, Allemand et Espagnol.

Lorsque, en août, vous serez dans les rues d’un pays lointain, ensoleillé (vous serez en route pour la plage), et à la langue incompréhensible, prenez votre téléphone. Ouvrez l’application Goggles et, d’un bouton, prenez une photo de ce panneau de signalisation.  « Translate ? », vous demandera l’application. Et, prodige, vous découvrirez le chemin de la plage.

Les menus, la signalisation et les petits mots doux glissés furtivement par le serveur (« tu vas me laisser un pourboire, co*****») n’auront plus de secrets pour vous.

Articles de Gizmodo : http://www.gizmodo.fr/2010/05/08/googles-propose-des-«-lunettes-»-traductrices-pour-android.html

Pénurie de traducteurs et d’interprètes : l’ONU chasse dans les écoles

L’appel d’offres a failli passer inaperçu… Et c’est finalement un coup de téléphone du ministère des Affaires étrangères qui a alerté les deux écoles de traduction françaises, l’ESIT (Ecole supérieure d’interprètes et de traducteurs) et l’ISIT (Institut de management et de communication interculturels), sur la volonté de l’ONU (Organisations des nations unies) de nouer un partenariat avec certains établissements triés sur le volet.

C’est une première mondiale pour l’ONU qui espère attirer des candidats excellents pour passer les concours, organisés tous les deux ans, dans les six métiers nécessitant une parfaite maîtrise des langues : traducteur, éditeur, archiviste, secrétaire (pour la frappe), rédacteur des procès-verbaux et interprète. Et ce, à chaque fois, dans les six langues officielles de l’Organisation : arabe, chinois, anglais, français, russe et espagnol.

Quatre écoles francophones…

« Les générations de traducteurs et d’interprètes recrutés au début des années 80 atteignent aujourd’hui l’âge de la retraite et nous risquons d’être confrontés à une pénurie », explique Shaaban Muhammad Shaaban, secrétaire général adjoint départemental de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences de l’ONU. Présent cette semaine en France, Shaaban Muhammad Shaaban est venu signer les mémorandums de coopération avec l’ISIT et l’ESIT, respectivement les 8 et 9 mars. Ces deux établissements seront les représentants de la langue française avec deux autres universités situées à Genève et à Mons (Belgique). La sélection s’est opérée sur dossier « Nous en avons examiné une quarantaine en regardant attentivement depuis combien de temps l’école existait, combien d’heures d’enseignement étaient consacrées aux langues et surtout à la pratique proprement dite, quelles étaient les autres matières étudiées, le parcours des professeurs… » détaille Shaaban Muhammad Shaaban.

… et seize en tout dans le monde

Au final, l’ONU aura constitué, d’ici fin avril 2010, un réseau de 16 écoles dans le monde qu’elle va fédérer sur un site Internet. Ces établissements auront accès aux discours de l’ONU avec leur enregistrement sonore pour former leurs élèves, elles accueilleront régulièrement des interprètes de l’ONU pour des sessions de formation et pourront envoyer des stagiaires au siège à New-York, mais également à Nairobi, Genève et Vienne. L’ONU sait qu’elle devra renouveler environ 25 % de ses effectifs dans les prochaines années et veut s’en donner les moyens d’autant qu’elle est concurrencée, sur le terrain du recrutement des interprètes et traducteurs, par les institutions européennes.

La Commission lutte aussi contre la pénurie mondiale de diplômés en langues

La Commission européenne est, elle aussi, engagée dans une vaste campagne de recrutement de traducteurs et d’interprètes. « C’est un marché mondial sur lequel divers organismes nationaux et internationaux sont en concurrence pour trouver de grosses pointures », précise-t-on à la DG (direction générale) interprétation de la Commission.

En ce qui concerne la langue française, « les institutions de l’Union européenne perdront près de la moitié de leurs interprètes de conférence francophones dans les dix années à venir » analyse la DG interprétation. Sur cette période, le nombre de recrutements nécessaires en cabine française (c’est-à-dire pour traduire de toutes les langues de l’Union européenne vers le français) est estimé à environ 200.

A la fois pour inciter les jeunes à apprendre les langues et pour attirer des candidats aux concours de recrutement, la Commission a décidé de battre en brèche quelques idées reçues sur l’interprétariat dans des vidéos diffusées notamment sur YouTube. Une occasion de rappeler, par exemple, que l’anglais ne suffit pas aux échanges, ou qu’un interprète n’est pas polyglotte, c’est avant tout quelqu’un qui maîtrise parfaitement sa langue maternelle (le français par exemple) et une ou deux autres langues de travail.

Le premier clip à voir le jour était adressé aux lettons, en 2008. Puis, ce fut au tour des français, suivi des allemands, en 2009. En 2010, trois nouveaux clips seront diffusés à destination des suédois, les italiens et les néerlandais.

Céline Manceau

08.03.10