La liberté de traduction menacée en Iran

Poétesse iranienne, Sepideh Jodeyri a traduit sous sa plume des poèmes Edgar Allan Poe ou Jorge Luis Borges pour n’en citer que quelques uns.

Lauréate du prix Khorshid, qui consacre le meilleur ouvrage de poésie écrit par une iranienne, elle est aujourd’hui la cible de condamnations émanant des autorités religieuses. Son crime ? Avoir traduit la BD
LE BLEU EST UNE COULEUR CHAUDE de Julie Maroh en persan. C’est cette fameuse BD qui a inspiré le film La Vie d’Adèle.

Or, en Iran, l’homosexualité est considérée comme illégale et est passible de la peine de mort. Le lynchage médiatique dont est victime Sepideh Jodeyri depuis la parution du livre, édité d’abord par une maison parisienne, s’est déchaîne lorsqu’un éditeur de Téhéran a pris en charge la commercialisation de l’ouvrage traduit. L’éditeur, la traductrice, le Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique (qui a participé au financement des événements) et le Directeur du Musée qui faisait la promotion du recueil de poésie (licencié depuis) sont désormais dans le collimateur des médias conservateurs religieux.

Je vous laisse découvrir la tribune dédiée de Julie Maroh sur son blog : http://www.juliemaroh.com/2015/02/11/soutien-a-sepideh-jodeyri/

Parce que c’est une consœur, mais aussi parce que nous nous sommes tous levés pour la liberté de Presse, soutien à Sepideh Jodeyri.

Bienvenue sur ce « blogue »

Finis les « blogs », « Back-office » et autre « thumbnail », désormais, vous devrez utiliser les « blogues », « arrière-guichet » et« imagette » dans vos traductions informatiques (ou pas d’ailleurs).

C’est en tout cas ce qu’indique le communiqué de la Commission générale de terminologie et de néologie pour le Vocabulaire de l’informatique et de l’internet (sic) paru sur le JORF le 16 septembre 2014.

Cette Commission, composée de bénévoles au centre d’un dispositif interministériel, a pour mission d’enrichir la langue française.

Selon l’Académie française : « La loi Toubon affirme le droit dont dispose chaque Français de pouvoir utiliser sa langue dans les divers domaines de la vie quotidienne, et particulièrement dans l’enseignement, le travail, les échanges et les services publics. Conformément à l’esprit de cette loi, et afin d’éviter l’emploi en trop grand nombre de termes étrangers, notamment anglo-saxons, dans les domaines scientifiques et techniques, les pouvoirs publics ont souhaité se doter d’un dispositif susceptible de favoriser l’enrichissement du françaidans le plus grand nombre possible de domaines spécialisés ».

Comme toujours, entre ce qui est décidé par les élites (?) linguistiques et l’usage courant de la langue, il y a un monde.

Nous verrons donc à l’usage les termes qui seront adoptés, mais chez moi, un blog restera un blog 😉 (I’m a little rebel)

Traducteurs sans frontière : traduire pour l’Humanité

Traducteurs sans Frontières (TSF) ou Translators without borders est une ONG, créée en 1993 par Lori Thicke et Ros Smith-Thomas.

Son but est de connecter des milliers de traducteurs dans le monde avec de nombreuses ONG, telles Médecins sans frontières, Action contre la Faim, Médecins du Monde, Oxfam US ou encore Handicap International, pour n’en citer que quelques unes.

Selon le site, cela ne représente qu’un infime pourcentage des besoins (1 %).

Bien entendu, la participation des traducteurs est bénévole et permet de traduire des documents, parfois dans l’urgence, pour des situations qui le sont tout autant (Darfour, Soudan, République centrafricaine).

Les sujets sont aussi multiples que les ONG, à savoir Médecins sans frontières pourra faire traduire aussi bien des fiches d’admission dans des camps de réfugiés improvisés que des rapports de résultats, Action contre la faim, des directives, une ONG proposant des fauteuils roulants, un mode d’emploi, etc.

À ce jour, 2 460 traducteurs sont inscrits (mais tous ne sont pas actifs), et plus de 19 120 540 mots ont été offerts.

Le principe : l’ONG poste sur l’interface en ligne de TSF son projet, en un seul ou en plusieurs fichiers (c’est souvent le cas), en indiquant son délai, la plupart du temps plus que raisonnable (sauf urgence).

Un e-mail est automatiquement envoyé aux traducteurs inscrits, en fonction de leurs combinaisons linguistiques. Libre à vous d’accepter ou non le projet, aucune justification n’est nécessaire. Vous pouvez ignorer la demande ou choisir de traduire un ou plusieurs fichiers et dans ce cas d’indiquer que vous vous chargez de tel ou tel fichier. Le système vous permet de télécharger ou d’uploader votre fichier final.

Il existe également un espace d’échange avec l’ONG pour répondre à toutes vos questions.

Je trouve qu’il s’agit d’un beau projet, d’une belle entraide et comme tout travail bénévole, la satisfaction du don de soi sans rien attendre en retour, mais tout en sachant que cela sera apprécié ou utile, d’une manière ou d’une autre.

Pour proposer son aide, le traducteur doit justifier d’une expérience de 4 ans de traduction professionnelle s’il n’a pas de diplôme de traduction ou de 2 ans d’expérience s’il a un diplôme en traduction.

Si vous êtes tenté(e), n’hésitez pas à vous inscrire sur leur site : http://translatorswithoutborders.org/Volunteers/Translator-app

The Beauty and The Beast

Voilà bien longtemps que je n’avais pas publié de billet. Faute de temps et de motivation certainement, mea culpa !

Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un site un peu particulier The Beauty and the Beast, qui s’amuse à classer les traductions en 2 catégories :

1/ The Beauty : les traductions les plus jolies

2/ The Beast : les traductions les plus horribles

Tout le monde peut soumettre des traductions (texte ou image) au vote de la Toile, pourvu qu’elles aient déjà été publiées.

La personne ayant soumis la traduction qui aura obtenu le plus de votes le 21 juin 2015 se verra remettre un iPhone dernière génération…

Attention, vous ne pouvez soumettre qu’une traduction, mais vous pouvez voter pour plusieurs.

Pour le moment, le contenu est principalement en anglais et en italien et vous vous en douterez, la catégorie The Beast est bien plus remplie que celle de The Beauty.

The Beast

Le but ? Euh… « Promouvoir une meilleure pratique de la traduction »… voilà voilà ! Le site est déjà déposé, à vos claviers si vous avez du temps à perdre !

(En espérant ne jamais voir une de mes traductions dans la catégorie The Beast) 😉

Funny glossary of translating

Excellent article discovered by my Friend Céline and I wanted to share with you, source find on Termcoord an excellent translation blog :) thank you Termcoord !

20,000 words: The amount of words (some) clients think can be translated overnight.

Back translation: (1) I can’t proofread and I don’t trust you. Send translation of your translation. (2) Back translation: When the chicken and egg conundrum becomes a language assignment.

Briefing for copywriting style adaptation: Are extremely short and leave the copywriter with more questions than answers.

Capital letters: Something that clients love to put in and translators love to take out.

CAT Tool: a piece of string used to play with your feline friend whilst your TM program reboots.

Charm: A coercive ploy used by clients when they need you to dig them out of a hole.

Client: “Please provide some alternative headlines” = “We have no idea what the message is”.

Customer feedback: A lengthy exchange of emails where the customer attempts to insert error in a translation, resulting in attempts to insert errors in a translation, resulting in a debate of life, the universe and everything.

Deadline: (1) The unreasonable delivery schedule that will almost kill the translator, but not quite. (2) Deadlines: Clients love to give them, but (some) hate to keep them when they’re on the bottom of an invoice.

Dictionary: Gives you every alternative except that elusive word you are searching for.

Excel Files: A file format used by clients who don’t know how to create tables in Word files.

Fee: The tiny figure on your bank account that keeps you from starving and that clients make such a fuss about.

Feedback: Something that is never forthcoming unless it’s negative. Not to be confused with complaint!

Friday night: chances are big your favorite client asks for a huge translation due 9am on Monday.

Holidays: non-existing term in translators’ community.

OCR: A tool that scans the words “I love you” as “1 i0u3 40v”.

PDF: A file format used when the client has lost the original source text.

PPT files: A file format used by people who are planning to bore their audience to death.

Pre-booked Job Date: The day *after* the day that the client promised to deliver a pre-booked job for translation.

Proofreading by the client: The phase of implementing spelling and grammar errors.

Proofreading: The PERECT job for grammar-obsessed pedants.

Relevant background material: 20 GB of completely useless stuff.

Research: five hours spent on the internet looking for two words, only to be told it’s a typo and to leave them out.

Rush fee: Trying to sell a ten percent raise as a hundred percent raise.

Sample Translation: A long document a client has split between 20 agencies as a way of getting the work done for free.

Slush Pile: The pile that translation agencies put emails in when job-hunting translators *BCC* a pitch to 500 agencies.

Social media: now your whole extended family and friends of friends can ask for free translations.

Source copy in JPG file: the ultimate nightmare.

Tab Stops: Used by clients/translators who don’t know how to create tables in Word files.

Ten free test translations a day keep the translator’s money away.

Transcreation: (1) a service for clients who know their source copy is crap. (2) Transcreation: The best excuse to do whatever you want by contract.

Translation Agency: The pariah in the middle of the client/supplier sandwich.

Translation theory: That thing they teach you in school that you never quite seem to use in the real world.

Translator: A person expected to do today what the client should have done yesterday.

ttx file: a supposedly interchange file format that doesn’t “interchange” at all.

Twitter: A tool to reassure translators that Armageddon didn’t happen whilst they were racing to a 30k word deadline.

Weekends: The 2 days between Friday and Monday when clients mini-break in Paris whilst translators are expected to work.

White Space: Something that clients never leave in PPT docs and are then surprised when their translated files looks blah.

Word File: a word-processing document that is guaranteed to crash when a deadline is looming.